Rebelles Impliquées


Le méchant trip

J’ai eu la chance de participer à un documentaire ;  »Le méchant trip ». Le réalisateur (et grand ami) Ilan Saragosti accompagné de son équipe nous a suivi moi et mon ex-conjoint pendant près de 2 ans. Tout à débuté pendant que moi et Dany (mon ex) étaient toujours dépendants au Crystal Meth. Pendant ces 2 ans, une foule de péripéties sont subvenu. Nous avons voyagé, nous nous sommes aimés, avons quitté la drogue et continuer notre recherche de liberté et d’identité. Ce documentaire qui a gagné le prix du meilleur long métrage au festival du film de Whistler, en Colombie-britannique m’est très utile dans ma vie de tous les jours, puisqu’il s’avère être un outil hors pair lors de mes conférences données dans les écoles. Je le partage avec vous aujourd’hui, j’ai beaucoup changé, autant physiquement que mentalement, mais je resterai toujours un peu marginale, tel que je l’ai souhaité.

Rebelle

P.s. J’ai tenté de mettre le vidéo directement ici, mais ça ne fonctionne pas, je n’ai donc que le lien à vous offrir.En plus il faut copier et coller le lien, je suis désolée.

http://www.onf.ca/film/mechant_trip/

 

 


Donner aux pauvres

Lorsque je vais donner une conférence afin de sensibiliser les adolescents à la réalité de la rue et la drogue, j’entends  la même question qui reviens sans cesse. C’est de cette question dont je veux parler. Bon comme je l’ai déjà dit dans mon premier (peut-être troisième ) article, je faisais la quête et lavais des vitres de voiture (sqeedgee) pour subvenir à ma dépendance. On me demande si aujourd’hui, alors que je travaille et vis ma vie de citoyenne régulière, je donne des sous quand un sans-abris ou itinérant m’en demande. 

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La plupart des gens répondront par la négation à cette question, sachant que les sous durement gagnés serviront pour l’achat de substances illicites. On ne se cacheras pas la tête dans un trou. Ils vont bel et bien aller s’acheter le nécéssaire pour assouvir leur besoin. Cette personne ne pourra pas obtenir et garder un emploi présentement car sans drogue, il ne sera fort probablement pas capable de fonctionner. Il devra entamer un long processus d’abord. Alors le voilà qui fait la quête la journée longue et imaginez que personne ne lui donne de sous cette journée là. Plus il attend, plus son corps s’impatiente et il trouveras le moyen d’assouvir sa  »faim » d’une façon ou d’une autre. C,est la que le monde de la criminalité entre en jeu. La personne décideras peut-être d’aller voler des magasins, l’intérieur d’une voiture, s’il est de nature violente il pourra même aller jusqu’à cambrioler quelqu’un dans une ruelle. Si ses plans fonctionnent, il va adopter ce style de vie pour sa rapidité. Voilà pourquoi il est important de donner, quand nous le pouvons. Parfois je donne une cigarette, parfois j’achète un café, un repas. C’est toujours grandement apprécié.Juste une écoute ou un support moral peut faire un grand changement.

 

Il faut toujours faire gaffe par contre, certains ont plus d’un tour dans leur sac, comme cet homme que je croise régulièrement en ville et qui est venu jusque chez moi, au deuxième étage, pour quémander de l’argent. Il a vu mon fils, ma demeure, ce qu’il y a à l’intérieur. Nous sommes jeunes et en forme, mais les voisins eux, sont un couple de personnes âgés, pouvant facilement être ciblées comme vulnérables. J’ai contacter l’autorité policière à la suite de cela, par pure précaution pour ma famille.

 

Cela resteras toujours votre choix de donner ou pas, à vous de voir!

Rebelle


Photographie

La photographie a toujours été une passion, j’aurais aimé faire carrière dans ce domaine, mais ce n’est pas vraiment ma branche, je préfère de loin l’intervention. La photographie, un vrai passe-temps! Alors voici quelques photos prise par nulle autre que moi-même. Pour le plaisir de vos yeux!

 

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Et que le supplice commence!

Depuis hier, je commence à avoir une douleur aux dents. Phénomène qui survient dans ma vie 1 à 2 fois par année. Bien sûr, j’ai été rendre une petite visite à Monsieur le dentiste. Résultat j’en ai pour 2300$ de réparations à assumer. N’ayant ni moi, ni mon conjoint, une assurance dentaire, j’attends toujours de ne plus être capable de m’endurer avant d’y remettre les pieds. Alors voilà qu’aujourd’hui, j’ai peur. La dernière fois que j’ai eu mal, j’ai terminé à l’urgence pour me faire prescrire un antibiotique et un peu de morphine. Je me suis fais arrachée deux dents, au coût de 155$.

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Je gagne un bon salaire mais je n’ai pas les moyens de défrayer les frais d’un dentiste. Ce qui me choque c’est que les gens vivant d’aide sociale, ont le dentiste payé (bien tant mieux pour eux!) et que les gens de la classe riche, ont les moyens de se payer de belles et bonnes dents en santé. Les gens de la classe moyenne, comme moi , devons assumer ces coûts exorbitants en même temps que de payer pour tous les comptes, le logement, etc… Je crois sincèrement que les frais de dentistes devraient être assumés par la régie de l’assurance maladie (service que je paie avec mes impôts chaque année!)

Parlant du système de santé du Québec, la taxe provinciale de consommation vient d’être augmenter de 1%, passant donc de 7.5% à 8.5%. Nous payons également une taxe canadienne de 7%.De plus d’ici 2012 nous devrons payer une taxe de 200$ (25$ la première année, 100$ la 2eme année , et 200$ en 2012) via nos impôts en guise de financement pour notre fabuleux système de santé. Ce 200$ va t’il nous offrir un meilleur service? Allons nous avoirs des 10 à 20 heures d’attentes dans les salles d’urgence? Est-ce que tout le monde auront la possibilité de rencontrer un médecin en cas de besoin?

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Si oui je paierai ce 200$ avec plaisir. Mais tel n’est pas le cas de notre système! Ils discutent même de faire payer un montant de 25$ pour toute personne qui visiteras les urgences. Qu’adviendra t’il des gens qui n’ont pas de médecin de famille?

Lorsque je vivait à Vancouver (il n’y a qu’une seule taxe dans cette province, la taxe cannadienne) nous avions à payer un montant X par mois pour être assurés par le système de santé. Il ne prenaient pas ces sous sur nos impôts comme le fait le Québec. Je ne comprends pas pourquoi ici, au Québec, nous continuons de payer, et payer, et payer. Certainement pour baisser notre dette provinciale qui s’élève à plus de 200 milliards de dollars, c’est (pas surprenant) encore nous, les contribuables qui payons pour celà. En attendant moi je souffre de mes dents… et j’enrichie le système.

Le Québec désire se séparer du Canada, ils ont déjà de la difficulté à gérer une province, imaginez un pays!

Rebelle


Le peuple caché

Aujourd’hui, je souhaite sortir de l’ombre un peuple vivant pas très loin de ma région, à environ 2h30 de route. Je demeure dans le nord du Québec, ici la température en hiver peut facilement atteindre le moins 35 degrés avec le facteur vent, parfois c’est encore plus bas.

 

Cette communauté amérindienne est connue pour être l’une des plus défavorisée au Canada. Sa population (en 2008)se situe à environ 482 personnes, les 3 quart de ces personnes ont moins de 30 ans. Ce qui me révolte le plus dans l’histoire de ce peuple, et cramponnez-vous car ce n’est pas facile à croire. C’est que ces gens sont éparpillés dans environ une centaine de maisons, dépourvue de fondation, d’électricité, de téléphone et d’eau courante. Oui vous avez bien lu, en 2011 il existe encore des gens qui n’ont pas l’eau courrante dans leur maison et ce pour la simple raison qu’ils n’ont pas le statut de Réserve au sens de la loi sur les Indiens. Ils doivent alors s’approvisionner en eau potable au bâtiment que l’on appelle  »le bloc sanitaire » qui contient 6 toilettes, 6 douches et une petite buanderie. Ils réchauffent leur maison avec des poêles a bois, cuisine sur des réchauds de camping.

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En 2003, un projet a été discuté, un plan d’aménagement pour un futur village. Un projet ayant pour nom Wanaki, signifiant paix. En 2005 il y a eu une école de construite dans le village. En 2009 il y a eu 2 maisons construites, branchées sur l’eau courrante. en 2011 la plupart des maison n’ont toujours pas ce besoin essentiel. Nous nous cacherons pas que vivant dans ces conditions, le peuple de Kitcisakik ont développer des habitudes de vies plus ou moins saines. Alcoolisme, drogue, dépendances aux jeux, violence conjugale, suicide et j’en passe font partit de la réalité quotidienne de ces gens. Les jeunes de la  »réserve » manquent donc de motivation pour aller à l’école, le décrochage scolaire deviens un fléau.

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Lors des grands froids de Janvier, j’ai une pensée pour eux, qui marchent dans la neige et le gel, pour aller chercher l’eau qu’ils ont besoin pour survivre. En 2011, notre pays contient beaucoup de failles, qu’ils tentent de cacher dans les bois de l’Abitibi-Témiscamingue.

 

 

 

Rebelle

source du texte ici 

 


La réalité de la rue

On dit souvent qu’il ne faut pas juger un livre par son apparence, qu’on doit connaître une personne avant de s’en faire une opinion. Les jeunes de la rue, vivent sans cesse sous l’oeil réprobateur de la société. Souvent ils ont été rejetés par leur familles, incompris, ils s’adaptent à ce monde parallèle, cette marge pas très large. Parfois par choix, mais trop souvent par obligation. Ce matin j’aimerais expliquer comment moi, j’ai vécu la rue. Comment je me suis créer une vie, dans cet univers sombre et sale.

Je suis née d’une mère alcoolique et d’un père inconnu. Toute ma vie j’ai souffert de ne pas connaître ce père, qui a quitter ma mère peu après ma naissance. Elle a refait sa vie avec un nouvel homme, qui ne m’a jamais considérer comme sa fille. J’ai rechercher un peu d’amour, à la limite un peu d’affection m’aurait suffit mais mes tentatives ont toujours échouées. Puisque nous avons déménagés plusieurs fois pendant mon enfance, j’ai eu de la difficulté à me créer un cercle d’amis. Ma mère n’ayant pas les sous nécessaire pour m’acheter des vêtements dernier cri, j’ai longtemps été la risée des écoles que j’ai fréquenté. Ma confiance en moi en a souffert bien évidemment.

J’ai commencer a consommer des drogues, pour faire comme tout le monde. J’étais très influençable, je voulais à tout pris me faire accepter par les autres. Le cannabis se tassa pour laisser place à la mescaline, dérivé du PCP. À l’époque nous allions nous procurer cette drogue dans le centre-ville de Montréal, là ou la réalité de la rue est bien frappante. Plus j’y allais, plus je rencontrais ces  »punks » du centre-ville, qui ne jugeaient personne, reniaient la société et l’autorité publique. Je me sentais de plus en plus à ma place, avec des marginaux, tout comme moi. Je me sentais pour une fois, respecter peu importe mes vêtements ou mon style. J’y ai pris goût.

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Je commençai donc à fuguer de plus en plus souvent, je n’allais plus à l’école, je consommais à chaque jour, mendiant aux stations de métro pour subvenir à ma consommation. Je fut évidemment placé en centre de réadaptation fermé. Après 8 mois j’ai fugué et mon voyage vers la Colombie-Britannique débuta.

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Je suis arrivée à Vancouver à 14 ans, en avril 2002. La fille qui avais voyagé avec moi connaissait déjà les rues et la population ittinérante de Vancouver, si bien qu’a peine quelques instants après mon arrivée, j’ai goûter au Crystal Meth (drogue stimulante, très chimique, pas très dispendieuse et en popularitée grimpante). Ce fut le début de la misère pour moi.

J’ai fait le choix de vivre dans la rue, j’ai choisi ce parcours. Malheureusement, la drogue avait un plan pour moi, celui de me donner aucun autre choix que d’y rester. L’addiction pris toute la place dans ma vie, et ce très rapidement. Je mendiait toujours pour acheter mon  »point de crystal » j’ai eu 15 ans durant cette été là, je suis devenue la petite protégée de plusieurs.

J’ai commencer à faire comme tout le monde faisait, fouiller dans les poubelles pour trouver des objets à revendre ou à échanger pour ma drogue. Quand j’étais seule après 3-4 jours de consommation intense, j’allais me coucher sur l’artère principale à l’entrée des magasins pour être plus en sécurité. Je mendiais, consommais et je recommancais. Une roue qui tourne constamment.

 

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Viens un temps ou tu te réveilles,tu as un bref moment de lucidité (souvent au réveil quand ton corps est a jeun) tu te dis mais qu’est ce que je fais là! Malheureusement il est trop tard, mon corps redemande de la drogue, je me regarde dans le miroir et je vois que je suis maganée de la vie déjà. Je me dis que personne ne pourra jamais m’engager, je me dit que je ne trouverai jamais un logement. J’ai zéro confiance en moi, la drogue me l’a toute prise et je rumine que du noir. Alors on retourne dans la roue, qui tourne et tourne…

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On consomme car notre corps y est habitué, mais aussi pour  »geler » nos émotions. Quand on est sous l’effet des substances, c’est l’euphorie. On est tous des super-héros. On veut oublier notre passé, on pense seulement à notre prochaine dose. La réalité c’est qu’on veut pas penser au froid, la drogue nous coupe la faim, on veut pas penser à ceux qui nous vole pendant qu’on dort, allant même jusqu’à nous humilier en urinant sur nous. On veut oublier le regard d’un citoyen ou l’abus de pouvoir des policiers. On ne veut pas penser à la mort d’un ami, décédé d’une overdose ou d’un suicide. J’ai pas voulue penser à l’agression que j’ai vécue dans une ruelle peut après mon arrivée. Nous voulons alléger nos souffrances car elles sont trop nombreuses. Vous comprendrez que lorsque nous tentons de revenir des citoyens normaux, et que la vie nous envoie une dure épreuve, ça prends beaucoup de volonté pour ne pas retomber, ca prends des gens autour de nous pour nous soutenir, ca nous prends des moyens, nous devons travailler fort pour ne pas utiliser la solution facile.

Je me considère très chanceuse d’avoir eu des mains qui se sont tendues pour m’aider à me relever, au bon moment, quand j’étais fin prête à m’en sortir. L’amour m’a sortie de la rue, mon ex-conjoint m’a prise et emporter avec lui. Malheureusement il allait plus loin que moi, il s’en allait pour le grand voyage, il l’avait lui-même décidé ainsi. Il quitta ce monde en mai 2005, ce fut l’une des plus grande épreuve de ma vie. Je dus trouver des moyens pour ne pas replonger dans l’univers que j’avais quitter. Me voila 5 ans plus tard, un nouveau conjoint que j’ai rencontré dans les rues de Vancouver, qui lui aussi a réussis à changer de vie et cesser la consommation. J’ai un enfant , un bon emploi. Toutes des choses que je croyaient impossible.

Environ 2 à 3 fois par année je me rends dans quelques écoles afin de sensibiliser les jeunes à la réalité de la rue. Ca fait 7 ans que j’ai gagner le combat contre le crystal meth, une de mes plus grandes fiertés.

Je tiens a dire à tout ceux qui vivent toujours ce combat au jour le jour, de ne jamais lâcher prise, vous vaincrez, vous êtes plus fort, s’agit de la trouver cette force, mais elle est là, cachée en vous. La vie est beaucoup plus belle sans filtre devant les yeux.

 

Rebelle

Voici un lien d’un vidéo pour voir les effets néfaste du crystal meth, les avant-apres de consommateurs : http://www.youtube.com/watch?v=GS8XY4GMnJk


Abus de pouvoir

Il existe un sujet qui me touche, me fait sortir de mes gonds, qui me fait pleurer parfois et qui me place une boule au fond de la gorge . Un sujet qui démoli des milliers de femmes et détruit chaque jour l’enfance de plusieurs enfants.C’est un sujet qui laisse derrière lui des cicatrices autant physique que psychologique, qui sont difficiles à guérir, encore plus a oublier…
Un sujet dont j’entends parler dans le cadre de mon travail mais aussi dans les médias, les films , les histoires d’une amie ou encore celles d’une voisine… Un sujet qui malgrer tout est encore trop tabou et banalisé, qui a mille et un défault mais cela a créer au moins un bon côté à toute cette souffrance, à cet enfer;
Ca nous donne à nous les femmes le pouvoir de se relever, de s’unir, d’être solidaire et de faire changer les chose dans ce monde que l’on appelais autrefois  »un monde d’homme ».

 

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Peut-être l’avez vous trouvez, je veut parler de la violence conjugale. Je suis intervenante dans l’une des quelques 50 maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale du Québec. En moyenne dans la maison de ma région, nous hébergeons 100 femmes et 80 enfants par année. Eh oui en 2011 les victimes sont toujours nombreuses. Et je parle ici de celles qui ont trouver le courage, entre la peur et la détresse, de venir chercher de l’aide. Combien y en a t-il encore qui sont toujours sous l’emprise de l’homme en qui elles ont eu confiance,celui sur qui elles ont jetée leur dévouement, donner leur vies. Ces femmes qui ont tellement peur de parler, de crier leur injustice, isolées de leurs familles et ami(e)s, déchirées entre l’espoir que leur conjoint redevienne cet homme qu’elles ont aimé et la culpabilitée de s’être fait embobinées dans ce cycle.

Les conséquences de la violence sur leurs vies sont nombreuses, anxiété, fatigue ou insomnie, dépression, idées noires, consommation de drogue et/ou alcool et j’en passe. Vous vous douterez que les conséquences sur les enfants sont toutes aussi nombreuses, qu’ils ont subit ou été témoin de cette violence.

Si aujourd’hui il y a bien une chose à retenir de tout cela, c’est sans aucun doute le courage de ces femmes, le courage de quitter cet homme mais aussi de ne pas y retourner malgré les belles promesses. Le courage de se choisir ELLES, d’orienter leurs choix vers une vie sécuritaire , dans laquelle le bonheur existe, ce bonheur auquel elles ont droit, elles aussi. Je tiens aussi à honorer le travail de toutes les militantes, travailleuse des maisons d’hébergement et les ressources connexes ou chacun fais sa part pour un monde meilleur, sans violence.

Sincèrement je vous lève toutes mon chapeau!

Je suis consciente également qu’il existe également des hommes victimes de violence conjugale, dans ce texte je parle généralement de femmes puisqu’elles sont plus nombreuses statistiquement.

Rebelle

P.S. Les maisons d’hébergements acceptent les dons (vêteents, mobilier, nourriture, monétaire, etc…) afin d’aider ces femmes et enfants à rebâtir leur vie. Vous pouvez sans aucun doute téléphoner à la maison près de chez vous si vous désirer aider.

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*Au Canada, en 2007, 40 165 victimes de crimes conjugaux ont signalé la violence subie à un sous-ensemble de 153 services de police. Parmi les victimes, on comptait 33 227 femmes (83 %) et 6938 hommes (17 %).

*Les victimes féminines de violence conjugale sont trois fois plus susceptibles que les victimes masculines de craindre pour leur vie (34 % contre 10 %) et d’interrompre leurs activités quotidiennes en raison de la violence (29 % contre 10 %).

*Au Québec, en 2008, un peu plus de 4 victimes sur 10 ayant signalé des incidents de violence conjugale à la police ont subi des blessures physiques lors de l’événement criminel.

Source des statistiques: http://www.inspq.qc.ca/violenceconjugale/statistiques/default.asp?id=6

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale: http://maisons-femmes.qc.ca/la-violence-conjugale

Sos violence conjugale : http://www.sosviolenceconjugale.ca/


Un peu sur moi.

Une idée m’est apparue bêtement pendant que je reconduisais mon garçon de 2 ans à la garderie ce matin. Pourquoi ne pas bâtir mon propre blog à moi. Il faut dire que la discussion que j’ai eu ce matin à mon travail et ayant comme sujet l’éducation de nos enfants dans les écoles de la province m’a laissé perplexe. Ayant moi-même un fils qui fréquenteras une école québécoise d’ici quelques années, je ne peux nier les failles que je remarque dans notre système scolaire. Bref cette conversation sera publier dans un prochain article, en attendant pourquoi ne pas me présenter.

 

Depuis le jeune âge de 5 ans, j’ai eu comme qui dirait, le pied qui pique. Une envie constante de fuir, de partir à l’aventure. À 12 ans, sans même l’influence de aucunes amies ( de toute façon elles se faisaient rares à cet âge) j’ai quitter le domicile familiale avec un sac à dos, prête à affronter la vie, telle qu’elle s’offrirait. Cette escapade n’aura pas duré longtemps… Le temps d’un après-midi, juste assez pour avoir réussis à me rendre à la ville voisine, à 1h de route de chez moi et pour avoir pris goût à cet exil. C’est mon oncle qui m’a retrouvé, ma mère l’ayant contacté pour signaler ma fugue après qu’elle ait retrouver ma belle liste de choses essentielles à apporter avec moi, que j’avais bien sûr oublié sur la table du salon.

 

Ce fut la première d’une longue liste de fugues, se résultant échec après échec à un séjour dans un centre d’accueil fermé, isolée de tous et séparée de ma grande alliée, la Liberté. Évidemment ayant goûté à la vie éphémère d’adolescente libre que je tentais de me bâtir, ma réaction fut de me rebeller, d’aller en sens inverse de ce que les autres souhaitaient de moi, d’être le petit mouton noir. Ce fut pendant cette période que j’ai appris une grande leçon; si nous voulons du pouvoir sur nos vies, nous n’avons aucun autre choix que de se conformer, de dire et faire ce que les autres attendent de nous. De faire comme si nous partageons leur points de vues, leurs idéaux.

 

Applicant ce principe j’ai commencer à avoir de plus en plus de sorties autorisée, ne me m’éprennez pas, de l’interieur je n’avais pas changer et mes pieds ne faisais plus que piquer, ils me brûlaient tellement j’avais le goût de partir de cet enfer. Mais j’ai fait preuve de patience et cela a porter fruit.
Me voilà donc à 14 ans, en fugue de centre d’accueil, recherchée par les autorités et citoyens (ma photo était bien sûr rapidement imprimée dans les journeaux locaux). Une petite fille de la région se retrouvait par ses propres moyens au milieu de la grande ville de Québec. Évidemment il n’y avait pas que dans la fuite que j’assouvissais mon besoin de liberté, je commencai à consommer des drogues dures de plus en plus souvent. Avec du recul, je réalise aujourd’hui que ce n’étais pas tant la liberté que je recherchais, mais un groupe d’appartenance, bref un peu d’amour… sentiment que je n’ai jamais pu combler à l’école ou dans ma famille.

 

Quelques semaines plus tard j’étais sur le bord de l’autoroute,le pouce relevé dans les airs, quelque part entre Montréal et Vancouver, avec cette fille que j’avais rencontrée, qui devint rapidement ma meilleure amie. Nous sommes arrivées à Vancouver en Mai, ce fut le début de ma vie d’adulte, eh oui à 14 ans. Je suis alors devenue la seule personne apte à prendre des décisions (qui ne se sont pas toujours avérés les meilleures) pour ma petite personne. Mon  »partner » et amie de voyage connaissaient déjà cette grande métropole et après avoir à peine touché le sol de la colombie-britannique depuis 20 minutes, je goûtait à l’euphorie que produit cette substance appelée Crystal Meth.

 

Et ce fut ainsi que je errai et habitai les rues de Vancouver durant les 3 années et demi qui s’en suivirent. Je raconterai ce périple de ma vie une autre fois, pour l’instant je m’en tiendrai seulement aux grandes lignes. En ces quelques années la drogue m’a tout pris.. Ma confiance en moi, mon orgeuil , ma fiertée.. Je me considère extremement chanceuse d’avoir aujourd’hui un bon job, une tête sur les épaules. C’est grâce à l’Amour que j’ai réussis à me sortir de la misère. Mon ex-copain et moi étions inséparable du moment ou nous nous sommes rencontrés, durant toute notre aventure quand nous avons commencer notre voyage (sevrage) pour revenir au Québec, et ce jusqu’a ce qu’il me quitte tragiquement un matin de mai. J’aurais bien pu m’effondrer de nouveau après son décès, mais je me suis relevée, malgré les difficultés et j’ai affronter cette vie, cette société, que je ne connaissais pas d’un oeil de citoyen, seulement de par l’oeil d’une rejetée de la société, d’une faille du système.

 

Me voilà, 5 ans plus tard, avec un enfant, ma petite famille à moi. Un travail d’Intervenante auprès de femmes victimes de violence conjugale, emploi qui me comble de bonheur et m’épanouie pleinement, une petite vie bien casé à l’américaine. Quand je croise quelqu’un dans la rue, jamais cette personne ne pourrais se douter de mon passé, mais à l’interieur de moi je remercie la vie de m’avoir prouver que moi aussi je pouvais croire au bonheur, que je pouvais avoir une vie au travers des marges de cette société, une vie qui va selon mes valeurs, mes principes. Il y a 7 ans, j’ai arrêter le Crystal Meth et jamais je n’aurais cru possible de vivre tout cela. Je reste bien sur avec un pas du côté de la marginalité, mais j’applique la leçon que j’ai si bien appris, je deviens un mouton un peu plus blanc, afin de me fondre dans la société et d’avoir ainsi, un confort bien mérité.

 

Rebelle


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